Plus d'info sur l'arret tabac

Plus d'info sur l'Arrêt tabac

ACCRO, OUI MAIS COMMENT ?

  • l’addiction physique

La nicotine est une substance psychoactive qui est la principale responsable de l’addiction physique au tabac.

L’action de cette substance au niveau du cerveau passe directement par les neurones. En effet, les cellules neuronales fabriquent de la dopamine, qui est dite l’hormone du plaisir et de la satisfaction. 

A force de répétition, le cerveau s’habitue à la présence de cette substance et les effets plaisants vont diminuer, laissant place à la dépendance.

L’addiction va s’installer et les symptômes de manque physique vont se traduire par des sensations d’énervement, d’agitation, d’anxiété, de troubles du sommeil… A la reprise du tabac, ces symptômes vont disparaitrent. Tous ces troubles sont les principales causes des difficultés et des échecs d’arrêt du tabac à court terme.

  • l’addiction « bequille émotionnelle »

L’addiction psychologique est retrouvée chez la plupart des fumeurs. Ses effets sont suffisamment puissants pour persuader le fumeur que l’addiction n’est que purement physique.

L’addiction psychologique transforme l’image de la cigarette en une solution pour maitriser ses émotions. Le fumeur l’assimile comme une béquille psychologique pour gérer l’anxiété, le stress, les phobies sociales ou bien encore l’isolement.

La solution réside alors dans un travail sur soi pour apprendre à mieux gérer ses émotions autrement, seul(e) ou avec l’aide d’un professionnel (hypnothérapie, psychothérapeute)

  • l’addiction comportementale

Cette addiction est retrouvée chez la très grande majorité des fumeurs. 

Le corps est habitué à faire le geste de fumer.

Des liens se créent entre la cigarette et les différents stimuli de l’environnement. On parle alors de réflexes conditionnés.

Ainsi, la cigarette s’associe à différents moments qui rythment la journée et la répétition de ces moments renforce en permanence ce conditionnement.
  • le moment du réveil
  • la prise de café
  • les trajets pour aller au travail
  • le début de la journée de travail
  • les pauses au travail
  • la fin des repas
  • une conversation téléphonique
  • la fin de la journée de travail
  • le moment de l’apéritif
  • les soiréesavant d’aller se coucher…
  • Composition d’une cigarette
  • Les bienfaits d’arrêter de fumer

Lorsqu’une personne arrête de fumer, son corps se désintoxique graduellement et reprend son fonctionnement normal.

DIFFERENCE ENTRE MANQUE ET ENVIE

  • Le manque :

Il est dû au besoin de nicotine et se traduit par de l’énervement, de l’irritabilité, de l’impatience. La personne en manque se dit être comme « un lion en cage ».  Le manque est un mécanisme physique fait d’un besoin physiologique.

  • L’envie :

Elle est produite par l’habitude de consommer et de se comporter avec la cigarette et peut être comparée à un caprice « Tiens, je m’en fumerais bien une » comme on pourrait se faire plaisir avec un morceau de chocolat ou un café. L’envie est un mécanisme psychologique fait d’habitude et de gestes automatiques.

LA RECIDIVE

Un gros pépin, un deuil, un licenciement, des conflits familiaux, constitue, 29 % des causes de la récidive. Tous les événements ou l’ex fumeur se trouve impuissant et désemparé face à une situation angoissante exposent à la rechute. 

Heureusement, tous les ex-fumeur connaissant ce type de situations ne rechutent pas. Les plus vulnérables sont ceux qui ont les structures psychologiques les moins armées à affronter des difficultés exceptionnelles. C’est personnes disent qu’à l’annonce de la mauvaise nouvelle, elles ont aussitôt envie de fumer comme si la cigarette aller les aider à surmonter l’épreuve.

La solution

Avant de retoucher à une cigarette, si cela vous est possible, faites une mini introspection et soyez honnête avec vous-même en vous posant la question de savoir si vous ne prenez pas le souci comme alibi Pour fumer ou si effectivement vous prenez la cigarette parce que vous avez une réelle angoisse qui vous pousse à fumer de façon irrépressible.

Dans ce cas, si le fait de fumer vous apparaît comme la seule solution pour surmonter le cap, soit… Craquer n’est pas une faute il ne faut pas culpabiliser. Il sera toujours temps d’arrêter lors ce que vous irez mieux.

LA MANIE DU GESTE

Beaucoup de cigarettes sont prises par réflexe automatique, par exemple quand le téléphone sonne, quand on fait une pause ou en  voiture… Dans toutes ces circonstances, le fumeur ne réfléchit pas quand il prend sa cigarette. Cette habitude gestuelle est dû au fait de toujours avoir une cigarette à la bouche ou entre les doigts avec des manières et des attitudes. 

Le fumeur croit que ce comportement fait partie de sa personnalité : « Fumer, c’est comme une deuxième nature ! » Ce sentiment est tellement fort que certaines personnes désirant arrêter de fumer ne redoute pas tant le manque de nicotine que le fait de se trouver décontenancé sans la gestuelle de la cigarette. En réalité, il n’en est rien. L’habitude gestuelle n’est pas un obstacle important.

D’abord parce que les habitudes gestuelles autant que l’automobiliste vont s’éteindre rapidement entre 4 et 10 jours. Ensuite lorsqu’on choisit le sevrage tabagique par l’acupuncture, le ressenti n’est pas le même qu’avec d’autres méthodes. Le geste s’efface très vite pour laisser place à des attitudes sans la cigarette, identique aux non-fumeurs. Au bout d’une dizaine de jours environ, l’ex fumeur oublie ses gestes avec la cigarette et recompose d’autres attitudes.

C’est la preuve que ces attitudes gestuelle de la cigarette n’appartiennent pas à notre personnalité. Pour le fumeur, la cessation de l’automatisme s’ensuit d’une sorte d’enthousiasme et même d’euphorie tellement il est ravi de ne plus être dépendant gestuellement. On comprend à travers cela que finalement, c’est le besoin qui était le moteur invisible de la gestuelle automatique et de l’attitude.

ARRET TABAC ET PRISE DE POIDS

La peur de grossir est un des motifs les plus fréquents qui empêche certaines personnes à arrêté de fumer. Pourtant, selon des études réalisées, on a pu observer que la prise de poids reste modérée.

Quand elles prennent du poids, les personnes grossissent entre 3 et 4 kg dans les deux mois. Puis elles stagnent à ce nouveau poids pour ensuite reperdre ce poids de façon spontanée.

Comparée à d’autres méthodes de sevrage tabagique, l’acupuncture entraîne une faible prise de poids ou pas du tout (dans 70 % des cas). Les signes de manque étant absents, la personne ne ressent pas le besoin de compenser en grignotant des sucreries ou en ce jetant sur l’alcool.

Les apéritifs, la consommation excessive et régulière de vin ou de bière sont souvent à l’origine des prises de poids importante, de plus de 10 kg.

Rappelons toutefois qu’il est normal de prendre 3 à 4 kg après l’arrêt du tabac.
  • D’abord parce que le tabac est freinateur de l’appétit. Il est donc logique quand son absence, l’ex fumeur est plus fin au repas.
  • Retrouvant le goût des aliments, il prend également plus de plaisir à manger.
  • Ensuite parce qu’à l’arrêt du tabac l’organisme se suroxygène. Débarrasser de la nicotine, il peut mieux profiter.
Mais rassurez-vous, dans la plupart des cas, c’est deux mécanismes à l’origine de la prise de poids se régule d’eux-mêmes en trois ou quatre mois. Et après une stagnation du poids durant quelques temps, comme nous l’avons dit on reperd spontanément.

« Attention, il faut bien distinguer l'augmentation de l'appétit, de la boulimie ou de la polyphagie morphale. »

L’augmentation de l’appétit à l’arrêt du tabac par acupuncture doit être modérée, comme celle que l’on connaît en vacances lorsqu’on est détendu.

Si après arrêt du tabac, apparaît une boulimie avec grignotage constant de sucreries entre les repas ou une polyphagie morphale chez la personne avec un appétit dévorant, plus ou moins accompagné d’un accroissement de la consommation d’alcool, cela signifie qu’il y a manque.

Oui ! Même si le besoin de cigarettes n’est pas ressenti, il est masqué par un substitut, ici la nourriture. Il convient alors de refaire une séance d’acupuncture pour débloquer le syndrome du manque.